Des enfants âgés de 6 à 14 ans sont réunis autour d’un même idéal, apprendre à construire la paix par l’amitié, le dialogue et le vivre-ensemble. Ils participent à la troisième édition du Camp pour la paix 2026 des enfants Tapori, l ATD Quart Monde, en collaboation avec plusieurs organisations œuvrant en faveur des enfants, notamment RJAE Junior, Ekabana, Medias for Peace et Bibliothèque ont lancé la troisième édition ce lundi 24 aout 2026
Placée sous le thème « Construire la paix à partir de l’amitié et des initiatives des jeunes et des enfants », cette activité s’étend sur trois jours. Les enfants sont répartis en petits groupes afin d’échanger autour de différentes thématiques liées à la paix, à la tolérance, à l’acceptation des différences et au vivre-ensemble.
Pour les organisateurs, l’initiative répond aussi à la nécessité d’impliquer davantage les enfants dans la recherche de solutions aux conflits qui affectent leur environnement.
« Nous savons la situation que nous traversons à l’Est de la RDC. Nous avons une nouvelle vision : celle d’une paix construite avec les enfants. C’est pourquoi nous avons organisé cette activité pour leur permettre d’apprendre les valeurs de la paix et de les transmettre dans leurs communautés », explique Jean-Paul Mugisho, de Tapori.
Selon lui, les enfants ont eux aussi un rôle à jouer dans la construction d’une société pacifique.
« Nous pensons que les enfants ont quelque chose à transmettre au monde pour bâtir la paix », souligne-t-il.
Des enfants qui se découvrent et apprennent à vivre ensemble
Au-delà des enseignements, le camp constitue également un espace de rencontre. Les enfants venus de trois communes de la ville de Bukavu, apprennent à se connaître et à accepter leurs différences.
Pour Abigaël Myango du Reseau des journalistes Amis de l’Enfant RJAE junior, cette expérience est source de joie pour elle.
« Quand on parle de paix, je pense à la tranquillité, sans guerre, donc à un environnement sain pour les enfants. Ça me fait de la joie. Je me suis déjà fait des amis et cela me fait beaucoup plaisir », témoigne-t-elle.
Même enthousiasme chez Arsena Bwimba, qui estime que les enseignements reçus peuvent contribuer à changer les comportements.
« C’est très encourageant parce que notre pays a des problèmes et a besoin de la paix. On apprend ici que nous sommes tous différents et que nous devons accepter nos différences pour vivre ensemble en harmonie », affirme-t-il.
« Nous aussi, les enfants, nous pouvons contribuer à la paix »
Pour Guy Ernest Karhakubwa, participer à ce camp permet non seulement d’apprendre davantage sur la paix, mais aussi d’acquérir de nouvelles compétences.
« Quand on parle de paix, moi je comprends un lieu où il n’y a pas de guerre, un lieu où on s’aime et où on s’entraide, sans conflits », explique-t-il.
L’enfant estime que les plus jeunes ne doivent pas être considérés uniquement comme des bénéficiaires des initiatives de paix, mais également comme des acteurs.
« Nous aussi, les enfants, nous pouvons contribuer à la paix en bâtissant un nouveau monde, en tant que jeunes de demain. Nous pouvons sensibiliser les adultes », dit-il.
Il appelle également les adultes à accompagner les initiatives portées par les enfants : « J’appelle les enfants qui nous suivent à faire de même, en créant des lieux où, un jour, la guerre pourra s’arrêter. Et aux adultes, je demande d’encourager les enfants. »
À travers cette troisième édition du Camp pour la paix, ATD Quart Monde et ses partenaires veulent ainsi faire des enfants des acteurs de la paix, capables de transmettre dans leurs familles et leurs communautés les valeurs apprises durant ces trois jours.
Dans une région marquée par les violences et les divisions, l’initiative rappelle une conviction : la paix ne se construit pas seulement pour les enfants, mais aussi avec eux.
Par Mitterrand Rukozo


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