La rentrée scolaire 2024-2025 en République Démocratique du Congo est marquée par une crise sans précédent, avec des enseignants des écoles publiques en grève et des manifestations d’élèves dans plusieurs régions, notamment au Sud-Kivu. L’honorable Claudine Ndusi M’Kembe, députée de la circonscription de Kabare, a interpellé la ministre de l’Éducation Nationale et Nouvelle Citoyenneté dans une question écrite transmise au Bureau de l’Assemblée Nationale le 15 octobre 2024 relative à la rentrée scolaire et la suppression des zones salariales.
Malgré les engagements pris par le gouvernement depuis 2019 pour garantir la gratuité de l’enseignement primaire, la situation dans les écoles publiques reste alarmante. À peine 45 jours après le début de l’année scolaire, une grève généralisée des enseignants a conduit à la fermeture des écoles, notamment dans le territoire de Kabare au Sud-Kivu. Cette situation a provoqué des manifestations de la part des élèves, augmentant le climat de tension et d’insécurité.
Dans sa lettre, la députée souligne que les enseignants réclament une de leurs conditions de vie par le biais d’une augmentation de leur enveloppe salariale. Elle dénonce également la discrimination liée aux zones salariales, une pratique qui semble exacerber les frustrations des éducateurs. Les enfants, selon elle, sont les premières victimes de cette crise, risquant d’être exposés à des dangers tels que la délinquance et des accidents.
Claudine Ndusi pose trois questions cruciales au ministre :
- Quelles mesures sont mises en place pour mettre fin aux grèves et aux manifestations afin de garantir la paix sociale et l’effectivité de la rentrée scolaire ?
- Quelle est la justification de la discrimination des zones salariales, particulièrement à Kabare, et quelles actions sont envisagées pour abolir cette pratique ?
- Pourquoi existe-t-il une disparité de la prime de gratuité entre certaines écoles disent de prestige et le reste du pays ?
La députée exprime son inquiétude en tant qu’élue et parent, appelant le gouvernement à agir rapidement pour résoudre cette crise et assurer un avenir éducatif stable pour les jeunes Congolais. La situation actuelle attire l’attention sur la nécessité d’un dialogue constructif entre le gouvernement, les enseignants et la société civile pour trouver des solutions durables à ces défis éducatifs.
Rédaction

More Stories
RDC : satisfaction des certains élèves après clôture de l’EXETAT hors session 2025-2026
Sud-Kivu : les filles majoritaires aux épreuves hors session de l’EXETAT
Sud-Kivu: crise sécuritaire et salaires impayés, le quotidien des enseignants, un avenir éducatif compromis