« Acceptons de nous engager pour un futur sans violence. Résoudre les conflits par la violence ne doit plus être une option, surtout lorsqu’il s’agit du bien-être des enfants. » message de la fondation Redonner l’Espoir à l’occasion de la Journée mondiale de l’enfant africain célébré ce lundi 16 juin 2025.
Une journée qui résonne comme un cri de douleur pour les enfants vivant dans des zones de guerre, notamment à l’est de la RDC, où la situation demeure alarmante.
À Bukavu, plusieurs organisations engagées dans la protection de l’enfance ont levé la voix pour dénoncer ces injustices et rappeler l’urgence d’agir.
Parmi elles, la fondation Redonner de l’Espoir , qui milite pour la défense des droits des enfants du Kivu. Cette année, elle s’est penchée sur le thème: « Réflexion et action en faveur des enfants victimes des conflits armés dans le Kivu. »
Malgré les efforts de nombreuses organisations humanitaires nationales et internationales au fil des années, les conditions de vie des enfants dans ces zones de guerre restent préoccupantes. Leurs droits sont continuellement bafoués, qu’il s’agisse d’accès aux soins médicaux, à l’éducation ou au logement.
Dans le cadre de cette journée, un atelier de campagne a été organisé par la fondation Redonner de l’Espoir, visant à sensibiliser l’opinion publique et à mener des actions concrètes pour défendre les droits des enfants. La fondation dénonce particulièrement l’enrôlement forcé des enfants dans les groupes armés, une réalité tragique qui les prive de leur enfance et de tout avenir stable.
« L’enfant du Kivu n’a pas accès à des soins médicaux de qualité, à l’éducation, ni au logement. Ces droits fondamentaux doivent être garantis! » a souligné Furaha Bigarura.
Ce combat repose sur plusieurs axes:
– Donner la parole aux enfants en créant un espace d’écoute et d’échange où ils peuvent partager leurs témoignages et aspirations.
– Renforcer la mobilisation communautaire et institutionnelle pour une meilleure protection des droits de l’enfant.
– Encourager les engagements individuels et collectifs pour des actions concrètes.
Présente lors de l’atelier, Wany Kalumona a lancé un appel à la prise de conscience et à l’unité des Congolais pour défendre les enfants vulnérables. « Nous devons nous unir et nous engager pleinement dans ce combat. L’enfant est l’avenir, mais aujourd’hui il fait face à d’innombrables difficultés. Il ne doit pas se sentir abandonné il mérite une vie meilleure. »
Elle a également insisté sur l’utilisation intelligente des réseaux sociaux comme outil de sensibilisation et d’éducation. « Créer un espace d’expression pour les enfants du Kivu, leur donner une voix, et promouvoir un avenir pacifique sont des enjeux cruciaux. » conclu t’elle.
Par Linda Batumike (Stagiaire)

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