20/08/2026

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‎Sud-kivu: les jeunes appelés à résister aux discours discriminatoires et de haine

Les jeunes du Sud-kivu sont appelés à faire preuve de résilience et à ne pas céder aux discours discriminatoires et de haine, afin de promouvoir le vivre-ensemble et garantir la paix. Cet appel a été lancé par Pacifique Mushubusa, modérateur de la Coalition Jeunesse, Paix et Sécurité du Sud-Kivu, au cours d’une interview qu’il nous a accordée ce 26 janvier 2026 à Bukavu.

‎Selon lui, la jeunesse joue un rôle central dans la stabilité du pays et doit être protégée contre toute forme de manipulation visant à alimenter les conflits.

‎La jeunesse, une force souvent marginalisée

‎Pacifique Mushubusa rappelle que les jeunes constituent la majorité de la population active, mais que leurs besoins restent insuffisamment pris en compte par les autorités, ce qui les rend vulnérables à l’instrumentalisation dans les conflits.

‎« Les jeunes devraient accéder aux postes de prise de décision comme les aînés et être impliqués aux tables de négociation, car ils sont à la fois victimes et acteurs, mais souvent défavorisés dans la promotion du vivre-ensemble », plaide-t-il.

Par ailleurs, il appelle les autorités et les décideurs politiques à prendre conscience de leur responsabilité vis-à-vis de la jeunesse.

« Les jeunes ne doivent pas constituer des boucliers dans les combats. Leur place n’est pas sur les lignes de front, mais à l’école, à l’université, dans les entreprises et dans les espaces de construction de la paix », insiste-t-il.

‎Discours de haine et extrémisme violent : un danger pour les communautés

‎Pacifique Mushubusa souligne également que les jeunes enrôlés dans des groupes extrémistes violents sont exposés, tout comme leurs communautés, à de graves conséquences sécuritaires et sociales.

‎Il propose la mise en place de politiques publiques encourageant ces jeunes à quitter ces groupes, estimant qu’ils sont souvent manipulés par les belligérants.

‎« Les jeunes sont tentés parce qu’ils n’ont plus de choix face aux intérêts des groupes protagonistes. Cela les expose à des conflits qui troublent le vivre-ensemble », conclut-il.

‎Par Mitterrand Rukozo