Vingt-quatre heures après l’incendie qui a ravagé près de soixante-dix maisons dans l’avenue Murhundu, quartier Nyakaliba, commune de Kadutu, la situation humanitaire des sinistrés demeure alarmante. C’est le constat établi par notre rédaction lors d’une descente sur les lieux du sinistre, ce vendredi 4 juillet 2025.
Sur l’espace qui abritait autrefois des habitations, ne subsistent que des cendres. Les victimes de ce drame survenu dans la nuit du 3 juillet restent désespérées et inconsolables. Certaines tentent de rassembler les débris calcinés de leurs maisons parties en fumée, tandis que d’autres s’activent à nettoyer leurs parcelles dans l’espoir d’y ériger un abri provisoire.
À quelques mètres, des mères de famille ramassent les braises laissées par l’incendie. Plus loin, des enfants récupèrent des mitrailles parmi les décombres.
La main posée sur la joue, bouleversée, entourée de ses objets ménagers brûlés, d’un matelas à demi consumé et de ses enfants, Bintu, mère de trois enfants, reste sans voix:
« Tous mes objets sont partis en fumée, et le peu qui restait a été volé pendant que je tentais de sauver ma vie et celle de mes enfants. Je n’ai nulle part où aller. Nous passons la nuit dehors, livrés aux intempéries. Que les autorités nous viennent en aide »,confie-t-elle avec tristesse.
Même inquiétude chez Franc, père de trois enfants.
« C’était vers deux heures du matin que le feu s’est déclenché. Nous avons tenté de l’éteindre, mais en vain, nos forces étaient épuisées. Je n’ai pu sauver aucun objet. Aujourd’hui, je passe la nuit dehors »,s’alarme-t-il.
Venue témoigner sa compassion à une collègue du marché, Ntakwinja Cihasha n’a trouvé que cendres et désolation à l’endroit où son amie vivait.
« Je suis venue compatir avec mon amie. Nous vendons ensemble au marché. J’ai appris qu’elle avait perdu sa maison, mais je ne l’ai pas trouvée ici », dit-elle avec émotion.
Pour rappel, cet incendie s’est déclaré vers une heure du matin, dans la nuit du jeudi 3 juillet 2025. Il a emporté des dizaines de maisons et causé la mort tragique d’un enfant de sept ans, selon des témoins et certains responsables du quartier.
Par Prosper Mubambwe

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