Dans certains contextes de guerre et de violences, les mots ne suffisent plus. Face à la douleur, certaines personnes trouvent leur seul refuge dans la foi. C’est ce que montre un dessin réalisé par un jeune artiste Élie smart Bantu , inspiré par les témoignages bouleversants de femmes lors d’un entretien nous accorder ce mercredi 03 septembre 2025.
Ce dessin, bien plus qu’une simple œuvre artistique, porte la voix de plusieurs femmes rencontrées par l’artiste. Ces femmes, victimes de violences sexuelles, de viols répétés, de pertes de proches , maris, enfants, amis , ont traversé l’impensable. Et pourtant, elles ont toutes partagé un même message :
« Nous remettons tout dans les mains de Dieu. »

L’artiste Élie smart Bantu explique :« J’ai parlé à plus de six femmes. Elles m’ont dit qu’elles ne pouvaient rien faire d’autre. Elles ont tellement souffert qu’elles ont choisi de s’en remettre à Dieu. Elles espèrent des choses surnaturelles, car elles ont tout perdu. « dit-il
Ce choix de foi, parfois perçu comme un abandon ou une résignation, est en réalité une forme de survie. Quand la justice humaine semble absente, quand les crimes restent impunis, certaines femmes trouvent la force de continuer à vivre en s’attachant à Dieu. Elles ne réclament pas vengeance, mais espèrent la paix.
Le dessin reflète donc cette attente spirituelle. L’artiste, bien qu’il n’ait pas lui-même vécu ces violences, a voulu représenter cette réalité à travers une image forte: « Je ne parle pas beaucoup de mes émotions, mais j’écoute ce que les autres vivent. Et je veux que leurs voix soient entendues, surtout celles des femmes qui, autour de moi, ont choisi la foi comme réponse. «
En exprimant leurs douleurs de cette manière, ces femmes montrent qu’il existe encore un espoir, même dans les ténèbres. L’art devient ici un outil pour porter leur cri, leur silence, leur courage.
Ce dessin est un hommage. Un rappel que même lorsque tout semble perdu, la foi peut devenir un abri. Et que, parfois, remettre tout entre les mains de Dieu, c’est la seule façon de continuer à avancer.
Par Christel Safari

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