À l’approche de la rentrée académique, les étudiants vivant dans les zones du Nord et du Sud-Kivu contrôlées par l’AFC/M23 sont confrontés à une incertitude sur la date de reprise des activités universitaires. Alors qu’un communiqué des autorités de l’AFC/M23 annonce la rentrée pour le 15 octobre, le calendrier communiqué par Kinshasa prévoit le 26 octobre. Cette divergence suscite des interrogations chez les étudiants, leurs représentants et les établissements universitaires, qui attendent des clarifications pour mieux préparer la nouvelle année académique.
Dans la ville de Bukavu, l’approche de la rentrée académique ne rime pas encore avec sérénité pour une partie de la communauté estudiantine. Entre le 15 et le 26 octobre, les étudiants peinent à savoir quelle date retenir pour reprendre le chemin des auditoires.
Cette situation complique les préparatifs de la rentrée et entretient le doute au sein des institutions universitaires. Pour les étudiants, l’enjeu est désormais de disposer d’informations claires afin d’organiser leur retour aux cours et de mieux se préparer à cette nouvelle année académique.
Bagula Gabriel, représentant adjoint des étudiants à l’Institut Supérieur de Commerce (ISC) de Bukavu, témoigne des interrogations qui traversent la communauté estudiantine. Selon lui, la coexistence de deux dates de rentrée rend difficile la planification des activités et empêche les étudiants de se projeter sereinement.
« Nous sommes carrément dans le suspense, car nous ne savons pas où nous situer », explique-t-il, en référence aux dates des 15 et 26 octobre annoncées dans les deux calendriers.
Au-delà de la date de reprise des cours, cette incertitude laisse les étudiants dans l’attente de directives précises. Ils s’interrogent notamment sur le calendrier à suivre et sur les modalités pratiques de la rentrée.
À l’Institut Supérieur Pédagogique (ISP) Bukavu, l’incertitude se fait également sentir. Les activités prévues pour accueillir les nouveaux étudiants et accompagner les anciens dans la reprise des cours n’ont pas encore été engagées par le collège des étudiants.
Espoir Muchombe, étudiant en master 1 au département d’informatique de gestion et porte-parole des étudiants de cet établissement, explique que l’absence de visibilité sur le calendrier freine l’organisation de ces activités.
« Jusqu’à présent, nous n’avons pas encore mis en place les dispositions pour lancer les activités d’accueil des étudiants. Avec les deux calendriers, nous ne savons pas de quel côté allons-nous nous situer », indique-t-il.
Pour lui, l’université doit avant tout rester un espace de formation et de transmission du savoir, où les étudiants peuvent poursuivre leur parcours académique dans un environnement propice aux apprentissages.
Cette divergence entre les dates annoncées soulève des préoccupations qui dépassent la simple organisation de la rentrée. Elle affecte la préparation des étudiants et complique la planification des activités au sein des établissements concernés.
Dans ce contexte, les représentants estudiantins espèrent une clarification qui permettrait aux étudiants, aux parents et aux institutions universitaires de mieux organiser la reprise des cours.
En attendant, le flou persiste. Pour les étudiants de Bukavu et des autres zones concernées du Nord et du Sud-Kivu, la priorité reste de savoir à quelle date reprendre effectivement les activités académiques et de pouvoir envisager la nouvelle année avec davantage de visibilité.
Par Cosna Muhigwa

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