« Les changements climatiques affectent la population, en la rendant de plus en plus vulnérable » Toyi Mirefu
La province du Sud-Kivu fait face depuis plusieurs années au changement climatique. Les problèmes de températures, les vents imprévisibles et les précipitations irrégulières, les inondations, les éboulements, affectent directement l’environnement et la vie quotidienne des habitants.
Dans une interview que nous a accordée ce lundi 15 décembre 2025, Toyi Mirefu Théodore Master en économie environnemental, a indiqué que la destruction de la nature, la dégradation des infrastructures, l’appauvrissement des familles et la vulnérabilité accrue des communautés font partie des principales conséquences du changement climatique dans la province.

Face à cette situation, les risques pour la province restent considérables si aucune mesure efficace n’est prise. Pour y faire face, il appelle les communautés locales et les autorités à mettre en œuvre des stratégies d’atténuation, d’adaptation et de résilience.
« Il est essentiel que les autorités et la communauté locale s’engagent dans des mécanismes de prévention et de financement climatique », insiste-t-il.
Les pluies torrentielles qui s’abattent dans les villes à forte agglomération constituent l’un des principaux facteurs de dégradation. Elles provoquent l’érosion des sols, la destruction de maisons et la perte de biens matériels, perturbant gravement le quotidien des populations et menaçant leurs moyens de subsistance. Les infrastructures, essentielles au fonctionnement des villes, ne sont pas épargnées: routes et habitations sont régulièrement endommagées ou emportées par les eaux de ruissellement.
« Quand il pleut, beaucoup de personnes ne peuvent plus rester chez elles. La population subit un véritable appauvrissement », souligne-t-il.
Par ailleurs, il a proposé quelques initiatives pour faire face aux changements climatiques: « La plantation d’arbres au niveau communautaire, la surveillance des activités humaines susceptibles de dégrader l’environnement, ainsi que la sensibilisation de la population aux pratiques urbaines et agricoles durables. La province doit non seulement reconnaître l’urgence de la situation, mais aussi mettre en œuvre des stratégies concrètes permettant aux habitants de s’adapter et de vivre malgré les conséquences du changement climatique », a-t-il conclu.
Ces actions viseraient à limiter l’impact des catastrophes naturelles et à renforcer la résilience des communautés locales.
Par Patricia Mabasa

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