De retour d’une tournée en Afrique de l’Est avec le spectacle « Pensée », Inese Mangominja, artiste danseuse originaire de la RDC et membre du groupe Phoenix, a accordé une interview à notre rédaction ce jeudi 7 novembre 2024. Elle nous a dévoilé les enjeux de cette création artistique et lancé un appel à la jeunesse africaine, particulièrement aux femmes.
« Pensée » est un spectacle qui interroge les conséquences de la colonisation et son influence sur les cultures africaines. En mêlant danse contemporaine et éléments traditionnels, les artistes cherchent à montrer comment les mentalités, les systèmes de valeurs et les modes de vie ont été profondément marqués par l’histoire coloniale.

« Nous avons voulu mettre en évidence l’impact qu’a eu cette période sur l’Afrique et sur notre pays en particulier Le spectacle nous invite à nous questionner sur les héritages que nous avons reçus et à repenser notre rapport au monde. » explique Inese Mangominja.
Grâce au soutien des instituts français de la région, la tournée de « Pensée » a permis de créer un lien entre les artistes de l’Est de la RDC et leurs homologues d’Afrique de l’Est.
« Nous avons cherché à élargir notre public et à partager ce message important avec un public aussi large que possible. Ce spectacle ne se contente pas de dénoncer les aspects négatifs de la colonisation, il nous invite aussi à célébrer nos identités et à construire un avenir meilleur », souligne la danseuse.
Inese Mangominja, qui allie dans sa danse les traditions africaines et les esthétiques contemporaines, encourage les jeunes , en particulier les femmes, à s’engager dans les arts.
« Le monde ne vous donnera jamais ce que vous attendez de lui, c’est à vous de saisir les opportunités et de travailler sur ce que vous aimez. La danse, comme toute carrière artistique, demande de la détermination, du courage et de l’endurance. Mais c’est aussi un moyen extraordinaire d’exprimer sa créativité et de se connecter aux autres »affirme-t-elle
Signalons que ce spectacle se produira prochainement à Djibouti, Kigali et à l’Institut Français de Bukavu
Mitterrand Rukozo

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