08/08/2026

FREEMEDIA

La Femme au cœur de l'actualité

Circulation à Bukavu: les motards dénoncent, le Maire répond

Le Maire de la ville, Ladislas Muganza, appelle les motards à respecter les règles techniques imposées par les agents de l’ordre, notamment l’interdiction formelle de circuler sur le boulevard Emery Patrice Lumumba. Cette déclaration intervient dans une interview accordée à la rédaction de Freemedia ce vendredi 07 novembre 2025, suite à de nombreuses plaintes émanant des conducteurs de motos, dénonçant des restrictions jugées incohérentes.

 Une promesse non tenue?

Selon plusieurs motards interrogés, le Maire leur aurait promis l’autorisation de traverser les ronds-points pour rejoindre les routes secondaires, à condition d’acheter des gilets d’identification. Pourtant, sur le terrain, certains affirment être toujours empêchés par les policiers de franchir ces points stratégiques.

« C’est vrai que le Maire nous avait promis cette faveur, mais nous constatons que les policiers continuent à nous brutaliser et à nous interdire l’accès aux avenues », dénonce un motard sous couvert d’anonymat.

Certains reconnaissent ne pas toujours respecter l’interdiction de circuler sur le boulevard, ce qui, selon eux, justifierait les interventions musclées des forces de l’ordre. D’autres, comme Birindwa Safari, estiment que certains collègues abusent de la faveur accordée:

« Le Maire nous avait autorisés à traverser les ronds-points, mais certains veulent en profiter pour rouler sur le boulevard, ce qui attire la répression policière », explique-t-il.

Le Maire clarifie sa position

Interrogé sur ces tensions, le Maire Ladislas Muganza, sous l’AFC/M23, rappelle que la permission de traverser les ronds-points avait été accordée sous une condition claire: ne pas circuler sur le boulevard, réservé aux véhicules à quatre roues.

 « Ils m’avaient demandé cette faveur, je leur ai accordée à condition qu’ils respectent l’interdiction de rouler sur le boulevard. Alors, pourquoi certains ne s’y conforment pas? », s’interroge-t-il.

Par Mitterrand Rukozo