La planification familiale et les droits en matière de santé sexuelle et reproductive étaient au centre d’un dialogue communautaire intergénérationnel organisé le mardi 20 octobre 2026 dans les aires de santé maman Mwilu et Nyatende Miti-, au Sud-Kivu. Cette initiative vise à sensibiliser les familles, les jeunes et les adultes sur leurs droits et à encourager le recours aux services de santé qualifiés.
Mise en œuvre par l’organisation CREEIJ ASBL , avec l’accompagnement d’Ipas, dans le cadre du projet GAC, cette activité a réuni différentes catégories de la population, notamment des hommes, des femmes, des jeunes filles et des jeunes garçons. Les échanges ont porté sur la santé sexuelle et reproductive ainsi que sur la planification familiale, afin de permettre aux participants de mieux connaître leurs droits et de prendre des décisions libres et éclairées.
Selon Emmanuel Polepole, coordonnateur de CREEIJ ASBL, l’objectif est de favoriser le dialogue au sein des communautés et des familles, pour que les connaissances acquises lors des séances de sensibilisation soient également partagées avec les proches.
« Nous aimerions que l’ensemble de la communauté discute des droits reconnus par la République démocratique du Congo en matière de santé sexuelle et reproductive », explique-t-il.
Le responsable souligne également l’importance de consulter les professionnels de santé pour obtenir des informations fiables et bénéficier de services appropriés. Il rappelle que certaines prestations sont gratuites dans les structures sanitaires accompagnées par le projet.
Les jeunes filles et les jeunes garçons occupent une place importante dans cette initiative. Pour les organisateurs, leur accès à une information fiable constitue un moyen essentiel de prévenir les grossesses non désirées et précoces, mais aussi de favoriser des choix responsables en matière de santé reproductive.
Les témoignages recueillis au cours des échanges illustrent l’intérêt de cette approche participative. Certaines participantes ont affirmé avoir découvert des informations qu’elles ne maîtrisaient pas auparavant, notamment sur les différentes méthodes de planification familiale. Elles se disent désormais mieux outillées pour aborder ces questions avec leurs proches et partager les connaissances acquises au sein de leurs communautés.
Les activités se poursuivent dans les autres aires de santé couvertes par le projet GAC, mis en œuvre par Ipas avec l’appui financier de l’ambassade du Canada.
À travers cette initiative, les organisateurs entendent renforcer l’accès à une information fiable, briser les tabous autour de la planification familiale et encourager le dialogue entre les générations, afin de permettre aux communautés de mieux connaître leurs droits en matière de santé sexuelle et reproductive.
Par Cosna Muhigwa

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