À l’occasion de la Journée mondiale de la contraception, célébrée ce 26 septembre 2026, Christine Ntabugi, sage-femme au sein des Transcultural Psychosocial Organisation TPO DRC et point focal de la planification familiale dans la zone de santé de Kaniola, appelle à renforcer l’accès à une information fiable sur les différentes méthodes contraceptives.
Pour cette professionnelle de santé, la contraception doit avant tout permettre à chaque personne de disposer des informations nécessaires pour prendre une décision libre et éclairée, en fonction de ses besoins et de sa situation.
« Chaque personne a le droit de recevoir une information correcte sur la planification familiale, de faire un choix libre et éclairé », souligne Christine Ntabugi.
Elle rappelle qu’il n’existe pas une méthode contraceptive unique adaptée à tout le monde. Le choix dépend notamment de la situation, des besoins et des préférences de chaque personne. D’où, selon elle, l’importance de consulter un professionnel de santé qualifié avant d’opter pour une méthode.
Parmi les méthodes disponibles figurent notamment les contraceptifs injectables, les implants, les pilules et les préservatifs. Ces derniers présentent, selon la sage-femme, un intérêt particulier puisqu’ils offrent une double protection : contre les grossesses non désirées et contre plusieurs infections sexuellement transmissibles (IST).
Christine Ntabugi encourage les femmes, les hommes et particulièrement les jeunes à se rendre dans les structures de santé afin d’obtenir des informations et des conseils auprès du personnel qualifié.
Elle indique que les services de planification familiale sont disponibles dans les structures sanitaires de la zone de santé de Kaniola, notamment dans les aires de santé de Kaniola, Chagala, Izege, Murhali, Mwirama, Mudirhi et Budodo.
Pour elle, l’accès à ces services doit aller de pair avec une information adaptée permettant à chaque personne de comprendre les différentes options disponibles avant de prendre une décision.
« Planifier les naissances ne signifie pas arrêter les naissances »
La professionnelle de santé insiste également sur la nécessité de dissocier la planification familiale d’une quelconque volonté de limiter ou d’arrêter les naissances.
« Planifier les naissances ne signifie pas limiter les naissances ou arrêter les naissances. C’est juste planifier et mettre au monde au moment voulu et les enfants voulus, au moment opportun », explique-t-elle.
À travers ce message, Christine Ntabugi invite les couples et les personnes en âge de procréer à se rapprocher des structures de santé pour bénéficier d’informations fiables et d’un accompagnement professionnel.
La Journée mondiale de la contraception constitue ainsi, selon elle, une occasion de rappeler que l’accès à une information correcte et à des services adaptés constitue un élément essentiel pour permettre à chacun de faire un choix éclairé en matière de planification familiale.
Par Mitterrand Rukozo

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